Le glaucome est une pathologie oculaire majeure pouvant conduire à une perte de vision irréversible, souvent détectée tardivement en raison de son évolution silencieuse.
Spécialisé au cours de son internat et assistanat à la fondation Rothschild, le Dr Jeannerot, à Marseille, a développé une prévalence dans la gestion des glaucomes et plus particulièrement chirurgicaux.

Les glaucomes sont un groupe d’ affections oculaires chroniques caractérisé par des lésions du nerf optique, le plus souvent en lien avec une augmentation de la pression intraoculaire (Pio) mais pas seulement. Il existe des glaucomes à pression normale, à angle ouvert ou fermé, avec ou sans dépôts. C’est une pathologie encore mal comprise.
C’est une pathologie incurable, qui nécessite un traitement à vie. Cependant elle ne conduit à la nécessité que si elle est non dépistée, mal suivie et/ ou mal traitée.
Le glaucome est un « voleur silencieux de la vue » car il peut progresser sans symptômes évidents jusqu’à ce que des dommages significatifs aient eu lieu.

50% de patients n’ont aucun symptôme visuel.
Il est donc important de réaliser des examens de dépistage surtout s’ il existe des antécédents familiaux.
Le glaucome touche 1.6 millions de personnes en France, 2% de la population de plus de 40 ans. Seulement la moitié des patients glaucomateux sont connus et traités.Il est donc important de se faire dépister.
C’est la 1ère cause de cécité irréversible.
Le glaucome peut toucher les personnes de tous âges, mais il est plus fréquent chez les adultes plus âgés. Certains facteurs de risque incluent :
Contrairement à de nombreuses autres affections oculaires, le glaucome se distingue par son absence de symptômes dans les premiers stades. Cette particularité rend le glaucome particulièrement insidieux, lui valant le surnom de « voleur silencieux de la vue ».
Les patients ne ressentent généralement pas d’augmentation de la pression intraoculaire (PIO), même quand celle-ci atteint des niveaux potentiellement dangereux pour la santé de l’œil.
Pour pouvoir ressentir une hypertonie oculaire il faut généralement que l’augmentation soit de 1,5X la norme.On ressent alors généralement de maux de tête, ou douleurs péri oculaires.
Les premiers signes cliniques du glaucome, notamment la perte du champ visuel périphérique, peuvent rester non détectés car le cerveau compense les zones manquantes, ou parce que le champ visuel de l’œil opposé masque les déficits.

Il est primordial de réaliser des examens de dépistage chez l’ophtalmologiste notamment avec un OCT qui mesure une éventuelle perte de fibres du nerf optique à quelques microns près.
Le terme « glaucomes » englobe une diversité de conditions ayant en commun l’augmentation les dommages au nerf optique chroniques et progressifs. Cette diversité nécessite une classification précise pour une prise en charge adaptée :


La forme la plus répandue de glaucome est celle à angle ouvert, où le trabéculum, malgré son exposition correcte à l’humeur aqueuse (pour la drainer), se trouve lésé ( inflammation , dépôts gênant l’écoulement…)
Cela inclut le glaucome pseudo-exfoliatif, où des dépôts exfoliatifs bloquent le trabéculum, et le glaucome pigmentaire, caractérisé par l’accumulation de pigment dans le trabéculum.

Dans ces cas, l’angle irido-cornéen est physiquement obstrué, empêchant l’écoulement de l’humeur aqueuse.

Cette pathologie peut provoquer une augmentation rapide et dangereuse de la pression intraoculaire, nécessitant une intervention d’urgence pour prévenir les dommages irréversibles au nerf optique (crise de fermeture de l’angle).


Schémas présentant la voie d’évacuation de l’humeur aqueuse à travers le trabéculum situé dans l’angle entre iris et cornée. Ces schémas présentent l’importance d’avoir cet angle bien ouvert pour faciliter le drainage de l’humeur aqueuse.
Le processus de diagnostic du glaucome chez le Dr Jeannerot commence par une évaluation complète de la fonction visuelle à travers différents examens.
L’objectif est d’identifier le plus tôt possible toute indication de glaucome, permettant ainsi une intervention précoce pour préserver la vision.
Pachymétrie : La mesure de l’épaisseur de la cornée est importante car elle peut influencer les mesures de pression intraoculaire.
On sait que les pachymétries les plus élevées donnent des Pio faussement élevées à la mesure. Certains logiciels utilisent la pression corrigée qui peut être une aide.
Lampe à Fente : Cet examen détaillé au microscope permet de visualiser les structures du segment antérieur de l’œil, y compris la cornée, la chambre antérieure et le cristallin, pour identifier toute anomalie.

image de Gonioscope (les miroirs permettent de regarder dans les angles entre iris et cornée)

image d’une papille avec excavation pathologique
Exemple d’atteinte du champ visuel périphérique
Pour les cas de glaucome à angle fermé ou d’autres formes spécifiques, des examens supplémentaires comme l’UBM (Ultrabiomicroscopie) et l’OCT swept-source peuvent être nécessaires pour évaluer les corps ciliaires, la racine de l’iris et l’épaisseur du cristallin.
Chaque étape du diagnostic est cruciale pour établir avec précision la présence, le type et la sévérité du glaucome, permettent ainsi au Dr Jeannerot de définir un plan de traitement personnalisé visant à préserver au mieux la vision du patient.
Le traitement du glaucome vise principalement à réduire la pression intraoculaire (PIO) pour prévenir ou minimiser les dommages au nerf optique et la perte de vision qui en résulte. C’est le seul traitement connu ce jour pour ralentir la progression.
Votre Ophtalmologiste vous proposera une approche personnalisée basée sur le type de glaucome, le degré de progression de la maladie et la réponse du patient aux traitements initiaux.
Le traitement de première intention du glaucome repose souvent sur l’utilisation de collyres, conçues pour diminuer la production d’humeur aqueuse ou favoriser son drainage hors de l’œil, réduisant ainsi la pression intraoculaire.
Selon les besoins spécifiques du patient et la réaction au traitement initial, des médicaments oraux peuvent également être prescrits pour aider à contrôler la PIO (notamment glaucomes réfractaires).
Le problème des collyres réside dans l’observance. Ils doivent être correctement instillés, non oubliés, ne pas etre en panne de traietement…
56 % des patients prennent leur traitement correctement.

Cette procédure vise à prévenir ou traiter le glaucome à angle fermé en créant un petit orifice dans l’iris, permettant un équilibre des pressions entre la chambre antérieure et postérieure, et ainsi ouvrir l’angle iris cornée.
L’iridotomie au laser est particulièrement utile en prévention pour les patients à haut risque de fermeture de l’angle, et peut être effectuée rapidement en cabinet sous anesthésie locale.

La SLT cible spécifiquement le trabéculum des patients atteints de glaucome à angle ouvert pour améliorer le drainage de l’humeur aqueuse. Ce traitement non invasif peut être répété pour maintenir une PIO réduite, et est considéré après évaluation des autres options thérapeutiques.
Il a la chance d’être sans effets secondaires, et d’aider dans des situations où le patient oublie son traitement.

Destiné aux cas de glaucome avancé ou réfractaire, ce traitement vise à diminuer la production d’humeur aqueuse en appliquant un laser sur les corps ciliaires. Bien que moins invasif que les interventions chirurgicales traditionnelles, il est généralement réservé aux situations où d’autres méthodes n’ont pas réussi à contrôler la maladie.
La trabéculectomie et la sclérectomie non perforante sont des interventions chirurgicales conçues pour créer de nouvelles voies d’écoulement pour l’humeur aqueuse, réduisant ainsi la pression oculaire. Ces méthodes peuvent être envisagées lorsque les traitements médicamenteux et laser sont insuffisants pour contrôler la PIO.
Image d’une Bulle de filtration avec création d’une chape de dérivation de l’humeur aqueuse afin de baisser la pression intraoculaire
Innovante et moins invasive, la MIGS utilise de petits dispositifs implantables pour améliorer le drainage de l’humeur aqueuse. Cette approche, offrant une récupération plus rapide et moins de complications, est adaptée à différents stades de la maladie.L’utilisation de MIGS est privilégiée lors d’une chirurgie associée à la cataracte.
MIGS utilisé lors de la chirurgie du glaucome associée à la cataracte
Autre MIGS possible associé a la chirurgie de la cataracte, la pose de Xen (drain de filtration).
Le choix du traitement le plus adapté dépend d’une évaluation détaillée de chaque cas de glaucome, en tenant compte de l’évolution de la maladie, des réponses aux traitements antérieurs, et des attentes du patient.
Après une intervention chirurgicale pour le glaucome, un suivi post-opératoire minutieux est primordial pour assurer la réussite du traitement et maintenir la pression intraoculaire (PIO) à des niveaux optimaux.
Le suivi après une chirurgie du glaucome permet de contrôler la cicatrisation, d’ajuster les médicaments si nécessaire, et de vérifier que la PIO demeure dans les limites sécuritaires. Il est commun de dire que 50% du travail se réalise au bloc opératoire, et 50% dans les ajustements postopératoires en fonction de la cicatrisation.Il peut etre nécessaire de realiser des needlings( section des ponts fibrotiques cicatriciels, ajustements laser en sectionnant des fils…)
Ce suivi comprend des visites régulières au cabinet du Dr Jeannerot, où l’efficacité de la chirurgie est évaluée et où tout signe de complication peut être rapidement détecté et traité.
La gestion post-opératoire peut nécessiter l’administration de médicaments supplémentaires pour aider à contrôler la pression oculaire et réduire l’inflammation.
Dans certains cas, notamment si la bulle de filtration créée lors de la chirurgie commence à se cicatriser excessivement, le Dr Jeannerot peut recommander des massages oculaires.
Cette technique vise à appliquer une pression douce mais ferme sur l’œil, à travers la paupière, pour aider à ouvrir la bulle de filtration et à maintenir un écoulement adéquat de l’humeur aqueuse.
Ces massages doivent être réalisés avec précaution, en suivant les instructions spécifiques du Dr Jeannerot, pour éviter tout dommage.
Le glaucome est une maladie oculaire caractérisée par une dégradation lente et chronique du nerf optique. Cette maladie est le plus souvent liée à une augmentation de pression intraoculaire et peut entraîner une perte de vision, voire la cécité.
Les symptômes du glaucome à angle ouvert peuvent être subtils au début, incluant la perte progressive de la vision périphérique. Le glaucome à angle fermé peut présenter des symptômes aigus comme des douleurs oculaires, des nausées, et une vision floue. Un diagnostic précis nécessite un examen ophtalmologique.
Les facteurs de risque comprennent l’âge avancé, les antécédents familiaux de glaucome, une pression intraoculaire élevée, la myopie ou l’hypermetropie, et certaines conditions médicales comme le diabète.
comment savoir si je suis à risque de glaucome?
Il est nécessaire de réaliser des examens de dépistage chez un ophtalmologiste avec mesure de la Pression intra oculaire, examen de la papille du Nerf optique au fond d’oeil, OCT des fibres optiques +/- champ visuel

Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif pour le glaucome, des traitements précoces et continus peuvent aider à gérer la maladie et à prévenir une perte de vision significative.
Les traitements incluent des médicaments sous forme de gouttes oculaires, la thérapie au laser, et diverses chirurgies pour réduire la pression intraoculaire.
Les interventions chirurgicales pour le glaucome, telles que la trabéculectomie et les procédures MIGS, sont éprouvées depuis des décennies. Outre les complications usuelles de toute chirurgie comme l’infection. La chose la plus importante est un bon contrôle du processus de cicatrisation.
Il n’est pas possible de prévenir le glaucome, mais une détection précoce par des examens réguliers peut aider à gérer la condition et à réduire le risque de perte de vision.
Oui, le glaucome peut être héréditaire. Si vous avez des antécédents familiaux de glaucome, vous avez un risque plus élevé de développer la maladie.
Les adultes devraient se faire dépister tous les deux à quatre ans après l’âge de 40 ans, et tous les un à deux ans après l’âge de 65 ans ou si vous êtes à haut risque.
Le glaucome peut affecter un ou les deux yeux. Souvent, les dommages ne sont pas symétriques ; un œil peut être plus affecté que l’autre.
Les collyres qui font baisser la pression intraoculaire peuvent donner des sensations de picotement brûlures. C’est normal. Cette gêne ne doit durer que quelques minutes
Votre ophtalmologiste vous aura sûrement prescrit un traitement lubrifiant pour atténuer les symptômes.Il ne faut pas arrêter le traitement sans en parler à votre ophtalmologiste.
Essayez d’instiller votre traitement à heure fixe en mettant une alarme par exemple.
Il est recommandé que ce soit une routine comme le brossage des dents. Mettez votre traitement à un endroit visible par exemple sur la table de nuit ou à côté de la brosse à dents.
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